L’UX research et l’écologie
Charlotte Delcourt 27 juin 2018

Dans cet article nous allons vous parler du rôle que peut avoir l’UX sur l’écologie. Cette dernière permet de prendre en compte les besoins, les attentes et les caractéristiques propres des utilisateurs finaux. Elle a un impact direct sur la conception et de ce fait sur l’écologie.

 

Depuis quand parle-t-on d’écologie ?

Le terme écologie a été inventé en 1866. L’être humain y est sensibilisé depuis plusieurs années et de nombreuses associations sont portées sur la défense de l’environnement.

Aujourd’hui on a privilégié le numérique afin d’abandonner les supports matériels. Est-ce que c’est la solution pour économiser les ressources naturelles ? La réponse n’est pas évidente.

 

Quel est l’impact du numérique sur l’environnement et notre cadre de vie ?

La pollution numérique désigne la pollution causée par toutes les nouvelles technologies. Elle se divise en deux axes : la pollution engendrée par le fonctionnement du réseau internet et celle générée par la fabrication de nos outils informatiques.

Une simple recherche sur internet émet l’équivalent de 5 à 7 grammes de CO2.

L’utilisation d’une heure d’internet à l’échelle mondiale équivaut à la consommation de 4000 tonnes de pétrole soit 4000 allers-retours Paris, New-York en avion !

De ce fait, il faudrait privilégier le chemin le plus court pour éviter de créer du trafic et de faire travailler les « data centers ». Aujourd’hui le digital est plus énergivore que l’aviation.

Ce sont les internautes qui consomment le plus. Effectivement, sites et applications demandent de plus en plus de mémoire. De plus, ils font transiter plus de données ce qui augmente l’empreinte écologique du numérique.

 

Actuellement nous entendons parler d’éco-conception

Le geste clé de l’éco-conception web consiste à épurer au maximum la couverture et la profondeur fonctionnelle, pour ne garder que l’essentiel. L’UX en privilégiant l’efficience de l’architecture technique permettra à l’utilisateur d’optimiser les ressources qu’il utilise. Cela participera au développement de l’éco-conception.

De plus, les aspirations d’une conception écologique rejoignent les enjeux UX sur de nombreux points (l’accessibilité, l’utilité, l’efficacité et l’efficience).

Effectivement, trier et prioriser les fonctionnalités pour éliminer celles qui ne sont pas indispensables, évaluer l’usage et le besoin de l’utilisateur et guider l’utilisateur dans son utilisation d’un service, afin qu’il trouve facilement ce qu’il cherche et traiter les données utilisateurs en lot sont des objectifs de la conception UX.

L’UX agit directement sur le comportement des utilisateurs. En effet, il a un impact sur la perception de vos produits et services, sur la confiance et la fidélité qu’ils vous portent. De plus, cette discipline permet au travers de plusieurs méthodes (observation, entretiens, guerilla test, etc.) d’étudier et comprendre les usages et les besoins des utilisateurs.

L’expérience utilisateur n’est pas qu’une simple tendance, c’est un élément important, un concept adopté dans le monde du digital. Partant de ce fait, toutes les entreprises devraient mettre l’utilisateur au centre de leurs études, c’est le fondement même de l’expérience utilisateur.

 

Le rôle de l’UX

Le but de la conception UX est de s’adapter aux utilisateurs cible et aux contextes d’utilisation. De ce fait, la méthodologie UX analyse en amont les critères de son panel cible afin d’adapter l’accessibilité autant physiologique que matérielle.

L’UX research va pouvoir évaluer quelles sont les fonctionnalités non essentielles. En réduisant la couverture et la profondeur fonctionnelle de l’application, nous réduisons son coût de développement initial, sa dette technique et les impacts environnementaux associés. On diminue donc ainsi mécaniquement l’infrastructure nécessaire à son exécution.

Par exemple, les succès du WEB : Google, WhatsApp, etc fournissent un seul service et misent sur une grande sobriété fonctionnelle.

De plus, une architecture de l’information ergonomique permet de réduire le temps passé par l’utilisateur pour rechercher une information. Cela peut donc aider à réduire le nombre d’interactions inutiles. De même, le temps passé par l’utilisateur sur un site web ou un service en ligne est le facteur le plus déterminant pour réduire ou augmenter l’empreinte environnementale d’un site ou application.

De ce fait, l’UX peut participer au développement de l’éco-conception dans les usages !

 

 

Sources

Bordage, F. (2015). Éco-conception web / les 115 bonnes pratiques : doper son site et réduire son empreinte écologique (2e éd.). Eyrolles.

https://www.supinfo.com/articles/single/4897-pollution-numerique

https://cnnumerique.fr/files/2018-05/Livre_blanc_numerique_environnement_livreblancecolonum_0.pdf

https://fr.slideshare.net/ChristopheClouzeau/green-it-les-paradoxes-de-lcologie-numrique-confrence-numripro-2017-universit-rennes-2-75816391

https://www.kaizen-magazine.com/article/le-numerique-cest-plus-ecologique/

https://www.greenpeace.fr/il-est-temps-de-renouveler-internet/

Garric, A. (2011). Combien de C02 pèsent un mail, une requête Web et une clé USB ? Le Monde Blogs. Disponible sur : http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/07/07/combien-de-co2-pesent-un-mail-une-requete-web-et-une-cle-usb/

 

Charlotte Delcourt
Charlotte Delcourt

2 Commentaires

  1. Coucou super article intéressant simplement quelques coquilles il me semble.

    “De plus, cette discipline permet au travers de plusieurs méthodes (observation, entretiens, guerilla test, etc) d’étudier et comprendre les usages et les besoin des utilisateurs.” (il manque le s à besoin)

    Et pour les et cetera, je crois qu’il faut un point etc. même si c’est avant la fermeture d’une parenthèse.

    Bonne journée Akiani Team, #tdr#teamderêve

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