Summer of glasses épisode 4 : les Tobii Glasses v2 en fonctionnement
Sami Lini 24 juillet 2014

Ce début d’été n’en finit pas de nous gâter de matériel technologique ! Après une première prise en main des Tobii Glasses 2014, sans les avoir vu fonctionner, après un essai des Google Glass, un coup d’oeil (c’est le cas de le dire) aux Glasses 2014 de SMI, aujourd’hui on vous reparle des Glasses de Tobii, en fonctionnement cette fois-ci (ils devraient trouver des petits noms plus personnalisés, parce que nous on ne va plus s’en sortir avec toutes ces « Glasses » !).

Tobii Glasses 2014 : quelques caractéristiques physiques

Nous avons cette fois-ci pu voir fonctionner le dernier né du plus connu des fabricants suédois d’eye-tracker. Il s’agit d’une version de démonstration, donc on vous parlera surtout des éléments qui ne nous semblent pas devoir trop évoluer dans les prochains mois.

En tout premier lieu, les lunettes d’eye-tracking viennent dans une valise légère et de petite taille : tant pis pour ceux qui profitaient de voyages avec la valise de la génération précédente pour faire un peu de muscu ! (nous en savons quelque chose…)

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Pour mettre en fonctionnement les lunettes que l’on a posées sur le nez, c’est sur le boîtier que cela se passe. Une pression prolongée sur le bouton positionné sur la tranche et le démarrage semble se faire en quelques secondes. Bonne surprise, à confirmer ! Là encore, l’évolution par rapport à l’ancienne génération serait bienvenue.

Un mot sur le boîtier : comme nous l’avions pressenti dans un article précédent, il est effectivement un peu plus grand et lourd que le boitier précédent. La différence n’est pas énorme mais elle se ressent tout de même. A prendre en compte pour un usage « embarqué ».

En revanche, comme noté lors de la première prise en main, la finesse et la légèreté des lunettes sont étonnantes, elles se font oublier en quelques secondes. Un dernier point intéressant, les verres des lunettes peuvent être remplacés par des verres sombres, type lunettes de soleil, utile pour une utilisation extérieure, voire être totalement retirés (c’est le cas de la version testée).

Et les données ?

Les lunettes sur le nez et allumées, parlons à présent des données. Pour commencer, la visualisation en temps réel des données, sans fil, est dores et déjà fonctionnelle ! C’est une vraie évolution, que beaucoup d’utilisateurs attendaient depuis longtemps. Les données sont présentées sur tablette ou sur PC (ce que nous avons vu fonctionner).

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Le décalage entre l’enregistrement semble être un peu supérieur à la seconde pour le moment, nous ne savons pas s’il est prévu qu’il soit réduit à l’avenir, c’est très proche de ce que propose aujourd’hui la concurrence. Il n’est de toutes façons pas certain que cela soit réellement possible de le diminuer compte tenu des calculs à effectuer et de la latence inhérente à l’utilisation du WIFI.

C’est d’ailleurs sur le réseau WIFI que les données sont envoyées, via un réseau ad hoc. Tout se fait très simplement, en quelques secondes les lunettes connectées sont reconnues par la machine et les données affichées à l’écran.

Cette nouvelle génération de lunettes est donc, comme nous vous l’avions également dit dans un article précédent, équipé d’une caméra Full HD centrale. Une caractéristique intéressante à propos de cette caméra concerne son champ de vision puisqu’elle est grand angle. Dans le plan vertical, cela permet par exemple d’envisager des évaluations écologiques sur support mobile : le téléphone est parfaitement couvert par le champ de la caméra en utilisation normale (tête baissée).

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Autre caractéristique qui mérite d’être mentionnée, la fréquence d’échantillonnage qui elle n’évolue pas : 30Hz.

Un mot concernant la suite logicielle de recueil, rejeu et analyse des données d’eye-tracking puisqu’il ne s’agit plus de Tobii Studio ! C’est une autre évolution notable, une suite logicielle avec des modules dédiés (pour le moment ?) a été développée. Le look and feel est beaucoup plus dans l’air du temps, pour l’utilisabilité, cela méritera de s’y confronter plus longuement.

Nous avions parlé de la question du « recollement des données » à propos des Glasses 2014 de SMI, qu’en est-il chez Tobii ? La version précédente reposait sur de petits marqueurs infrarouges positionnés dans la scène, qui permettaient le recollement automatique des données une fois ces marqueurs localisés (à la main) dans l’image cible. La nouvelle génération se débarrasse de sa caméra infrarouge permettant de les capturer et en conséquence se débarrasse des marqueurs infrarouges tout court.

Une solution de remplacement a donc été mise en place, la même que celle de SMI. Les Glasses devraient être capable de discriminer les saccades oculaires des fixations, le logiciel permet alors un recollement manuel des données, durant les phases de fixation, entre la position du regard sur la caméra des lunettes et l’image cible.

Voilà, c’est tout pour ce second tour, plus technique, de la nouvelle génération d’eye trackers Tobii. Pour la précision des données recueillies, nous attendrons le test plus poussé dans nos locaux pour vous en dire plus à ce sujet!

N’hésitez pas à nous laisser un commentaire ou à nous contacter si vous avez de plus amples questions ou des points que vous souhaiteriez que nous évaluions lors du test que nous effectuerons au mois d’août !

Sami Lini
Sami Lini

Ingénieur-docteur en Facteurs Humains, Sami a d’abord travaillé dans le domaine de la R&D aéronautique. Les Facteurs Organisationnels et Humains opérationnels, la neuroergonomie et la recherche utilisateur (UX) sont ses domaines de prédilection qu’il apporte à nos clients tant dans le domaine de l’industrie à risque que pour les produits grand public.

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